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Bibliographie de base L'architecte Edouard Utudjian est le précurseur, dès les années 1930, par la création du concept d'urbanisme souterrain, qui doit aussi reconnaître les apports du Préfet Baron Haussmann et de ses égouts à gabarit visitable (1865-1900) et de l'architecte Hénard (mais contrairement aux égouts, la "Rue souterraine" de ce dernier est restée "future", figure ci-dessus) . Il a créé et animé le GECUS, Groupe d'études et de coordination sur l'urbanisme souterrain, puis le CPITUS au niveau international (cinq congrès internationaux). Il a développé une revue en français «Le Monde souterrain», devenue plus tard «Les travaux souterrains», et publié une volumineuse Encyclopédie de l'urbanisme souterrain. Il a surtout fait collaborer des architectes avec des ingénieurs afin de résoudre les problèmes techniques susceptibles de se poser. Mais son action a cessé avec sa disparition peu après 1970. Le relais a été pris par l'OCDE lors d'une réunion en 1970 à Washington, recommandant que, dans chaque nation membre, des efforts soient faits pour rendre les travaux souterrains plus rapides et moins coûteux. Dès 1972 des associations nationales allaient naître, en France l'AFTES, et dans d'autres pays, fédérées en 1974 au niveau international par l'AITES. Outre les progrès techniques sur les tunnels proprement dits, nécessaires en particulier à la mise en service de nouveaux métros, ces associations ont exploré des domaines non techniques. Les pays scandinaves ont spécialement mis l'accent sur la planification des usages du sous-sol, grâce à deux congrès consacrés en 1977 et 1980 au stockage souterrain (de denrées, d'hydrocarbures, comme de calories ou de frigories). L'Ecole des mines de l'université de Minneapolis a ouvert un centre d'études sur l'espace souterrain, et lancé la revue «Underground Space». Le Japon, l'Australie, la Chine, les Pays-Bas, ont suivi le mouvement et abrité des congrès sur les usages du sous-sol sous divers titres. Le souci d'économiser l'énergie a conduit notamment à l'étude de bâtiments plus ou moins enterrés, notamment sous les climats extrêmes. Le Service géologique national de la France, le BRGM, allait susciter dès 1977 des recherches sur l'aménagement du sous-sol comme élément de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme. La thèse de Jacques Brégeon a clairement exploré tous les domaines et toutes les problématiques de l'aménagement du sous-sol. En 1988 le CREPIF (Centre de recherches et d'études sur Paris et l'Ile de France) consacre deux journées au sous-sol de Paris, et fait appel à Jacques Brégeon pour en fixer le programme. C'est là que se rencontrent ceux qui allaient devenir les membres fondateurs de Espace souterrain : le professeur émérite Jacqueline Beaujeu-Garnier, présidente de la Société de Géographie, le préfet Maurice Doublet, père du RER, l'architecte Martin Utudjian, frère d'Edouard, Pierre Duffaut qui avait suscité la thèse de Jacques Brégeon et celui-ci évidemment. Plus récemment, en 1995, un Congrès «Espace et urbanisme souterrain» allait réunir à Paris dans une même filiation les cinq congrès du CPITUS d'avant 1970 et les cinq congrès de la nouvelle mouvance. Le septième à Montréal en 1997 s'est appelé simplement Espace souterrain ; il a vu l'établissement officiel d'une nouvelle association internationale ACUUS fédérant les centres de recherches sur l'urbanisme souterrain. Le dernier en date a eu lieu en septembre 1999 à Xi'an, organisé par l'Université d'architecture (Professeur Hou Jiyao). Le prochain est attendu à Turin en 2002. Calendrier | ||||
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